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A PROPOS DU SUPREME CONSEIL DES RITES
CONFEDERES
En notre bref de
passation des pouvoirs magistraux au T\S\F\Gérard
KLOPPEL, nous avons fait allusion au Suprême Conseil
des Rites Confédérés. Il est utile d’en préciser
l’existence réelle.
Successeur du G\M\TEDER
(Charles Détré), le G\M\
Jean BRICAUD décida d’adopter pour les loges de
Memphis-Misraïm les rituels du Rite Ecossais Ancien
Accepté. Celui-ci ne délivrant pas de patente de ce
genre, il s’adressa au Suprême Conseil des Rites
Confédérés des Etats-Unis et celui-ci lui adresse
une patente en date du 30 septembre 1919. En cette
patente, il conférait au G\M\
Jean BRICAUD, pouvoirs de constituer des loges,
chapitres, etc, pour le Rite de Cerneau (équivalent
au Rite Ecossais Ancien Accepté), au Rite Early
Grand Scottish Rite (Rite Ecossais Rectifié), et au
Rite de Misraïm (non à celui de Memphis que le G\
M\
BRICAUD
possédait déjà de par cette succession)
(1).
Le G\Comm\
d’Honneur du Grand Orient de France, le T\Ill\F\Jean
CORNELOUP, a déploré en un de ses ouvrages que « les
Francs Maçons ne lisent pas… ». Il apparaît donc
nécessaire de préciser pour les ignorants
involontaires de la Franc-Maçonnerie (ils sont
nombreux en toutes les obédiences) ce qu’était le
Suprême Conseil des Rites Confédérés des Etats-Unis.
Il n’était que l’antenne américaine du Grand Conseil
des Rites Unis, fondé au début de l’année 1845 à
Edimbourg et groupant à peu près tous les Rites
maçonniques connus (Cf., R.S Lindsay, 33ème,
Grand Secrétaire Général du Suprême Conseil du Rite
Ecossais Ancien Accepté pour l’Ecosse, en son
ouvrage « Le Rite Ecossais pour l’Ecosse, page 106).
Il est également cité, sous le nom de Souverain
Collège des Degrés Maçonniques Unis, (traduction
Française fantaisiste), par la « Cyclopaedia of
Fraternities – 2ème édition 1907, page
67), in « Etude sur la Franc-Maçonnerie Américaine »
de Arthur PREUSS (Saint-Louis, USA, 1908). La
patente du 30 septembre 1919, délivrée à Jean
BRICAUD par le Suprême Conseil des Rites Confédérés
des Etats-Unis, est citée par Albert LANTOINE en
sous ouvrage « La Franc-Maçonnerie chez elle » (page
298, éd. Slatkine, Genève, 1981, 2ème
édition revue et augmentée). Albert LANTOINE,
grand-officier du Suprême Conseil de France du Rite
Ecossais Ancien Accepté, historien sceptique et
voltairien, ne met pas en doute la réalité de cette
patente, et, par voie de conséquence, la valeur
maçonnique de l’autorité qui la délivra. Il ironise
simplement sur le peu de résultats que le G\
M\
BRICAUD
en tira. Cette patente fut, par la suite, également
citée par notre T\
ILL\
F\
Albert COOLS, en son essai
sur l’Histoire du Rite Ancien & Primitif de
Memphis-Misraïm en France », tiré en juin 1971.
Précisons que cette
patente, et les archives du dit Rite, furent saisies
par la Gestapo en septembre 1941, par le truchement
de la Milice du gouvernement de Vichy, et que nous
n’avons jamais pu les récupérer. Et le 26 mars 1944,
le successeur du G\M\
Jean BRICAUD, le T\S \F\Constant
CHEVILLON , était arrêté par la police politique de
Vichy, et assassiné dans la nuit qui suivit, à Lyon.
Robert
AMBELAIN
(1) Dans une lettre de 1919 JEAN
BRICAUD confirme que le Grand Conseil des Rites
Confédérés lui délivra une parente lui permettant
d'établir en France TOUS LES rites du Grands Conseil
(Rite Écossais, Memphis et Misraïm
Sanctuaire Mystique, Ordre Royal d'Écosse etc..
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